« Il me cherche » Isabelle Filliozat

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Résumé

A travers « il me cherche », Isabelle Filliozat nous parle de ce qui se passe dans le développement de l’enfant entre 6 et 11 ans. Chaque sujet est illustré par Anouk Dubois.

Bien qu’entre 6 et 11 ans ce soit une période de latence et qu’elle soit moins sonore qu’entre 0 et 5 ans, c’est une période cruciale de construction du cerveau, de l’affectivité et des compétences sociales.

L’enfant exprime ses tensions à la personne en qui il a confiance, il faut donc se rendre disponible et accueillir ce que l’enfant a à exprimer. Jouer avec l’enfant tous les jours lui permet de remplir son réservoir d’amour et d’être mieux armés pour gérer ce qui va se passer dans la journée. Il est ainsi plus capable d’affronter les différentes situations.

Il faut savoir que le stress, la faim et la soif peuvent donner lieu à des crises.

Chaque tranche d’âge est détaillée et explique ce qui se passe pour l’enfant, les nouvelles acquisitions cognitives et ce qu’il n’est pas encore capable de faire. Chaque situation est illustrée par deux réactions de l’adulte, une négative et l’autre positive, ainsi que ce que ressent l’enfant pour chacune d’elle.

On apprend qu’entre 6 et 11 ans, l’enfant n’est pas encore capable d’apprendre de ses erreurs. Ceci est possible qu’à partir de 12-13 ans. Sans cette faculté, il faut l’aider à comprendre l’erreur et l’accompagner pour trouver une ressource afin d’agir différemment.

Avant 7 ans, l’enfant peut répondre « non » à une question s’il sent qu’en disant « oui » et donc la vérité, l’adulte serait fâché. L’enfant souhaite le bonheur de ses parents. Donc s’il sent que ça nous fâche, il dira ce qui ne fâche pas.

A 8 ans, vient l’âge des règles et des projets, l’enfant est capable de prendre en compte la perspective et les besoins d’autrui.

L’âge de la justice et de la perfection arrive à 9 ans. L’enfant développe ses capacités d’introspection. Il pense encore en termes de bien et de mal. Les copains prennent de l’importance et il commence à s’intéresser au sexe opposé. C’est aussi l’âge des collections.

A 10 ans, l’enfant est fier de bien faire et cherche l’approbation des personnes qui sont importantes à ses yeux. Jouer avec l’enfant et décrire une action lui donnera plus de confiance que de le féliciter.

Il y a une préadolescence à 11 ans, l’enfant est capable de plus d’attention et de concentration. A cet âge, il est important d’appartenir à un groupe etl’enfant est sensible à la critique. Il veut être « lui », mais pas différent.

Le livre se termine par un chapitre sur les parents, car chacun est responsable vis-à-vis de ses enfants et de sa conduite. Le comportement de l’enfant n’est pas dirigé contre le parent, mais vers lui comme un appel. L’éducation est avant tout une relation.

Public ciblé

Isabelle Filliozat parle aux parents d’enfants ayant entre 6 et 11 ans, et met en avant des scènes de la vie quotidienne.

Ce livre est également une source d’informations pour toute personne en relation avec des enfants de cette tranche d’âge. Ceci afin de permettre un encadrement adapté et respectueux des besoins des enfants. Il permet aussi d’informer de manière simple les étudiants et stagiaires sur l’enjeu d’apporter une réponse adéquate à l’enfant.

Mon avis

La lecture de ce livre permet aux parents d’adapter leurs réactions en fonction du développement de leur enfant, de manière à ne pas briser la relation et de rester en empathie. C’est la suite du livre « J’ai tout essayé », qui retrace la période de 1 à 5 ans.

Ce livre est facile d’accès. Le langage utilisé est simple et abordable par tous. Les illustrations facilitent la compréhension du sujet et guident sur le comportement à adopter pour répondre au mieux au besoin de l’enfant en respectant le développement de son cerveau.

Au début du livre, Isabelle Filliozat explique comment ce dernier est construit et comment l’utiliser. Une 1ère illustration montre une situation familière, puis une réaction parentale est caricaturée. Il est ensuite expliqué le vécu de l’enfant dans cette situation. Une ampoule LED éclaire ensuite cette scène sous l’angle des découvertes en neurosciences. Puis une option de parentalité positive est expliquée. De manière alternative, c’est maman ou papa qui est au cœur de la situation. Et afin de ne pas parler uniquement d’enfant garçon ou fille, ceux-ci sont alternés afin de respecter la parité.

Ce livre est très bien pour une première approche de l’éducation bienveillante. Il n’entre pas en profondeur dans les sujets, mais permet d’aborder les situations de la vie quotidienne de manières différentes et plus sereines. De plus, grâce aux illustrations, tout un chacun peut le lire et le comprendre.

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